Le Ragondin : une menace



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Sécheresse : Arroux-Mesrin, Nouveau seuil d'alerte

Niveau 4 : Crise 




Arrèté Préfectoral du 27 juillet

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Ragondins


En accord avec la municipalité,   depuis le début de semaine nos piègeurs ont déposé quelques pièges sur l'île au plan d'eau du vallon pour  stopper la prolifération des ragondins.

Huit ragondins ont été piégés en 5 jours.


                                    


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Arroux : Toujours peu de saumons

Il y a plus d’un siècle que le saumon a quasiment disparu de l’Arroux. Un plan de gestion avec d’importants moyens tente d’y remédier.

Il faudrait que l’État donne des arguments si, sur le bassin de l’Arroux, le retour du saumon n’est pas accepté. » Patrick Martin est le responsable du Conservatoire du saumon sauvage, une grande pisciculture basée dans la Haute-Loire, missionnée par les services de l’État pour aider le repeuplement du saumon d’Atlantique sur le bassin Loire-Allier et ses affluents.

Une mission menée depuis plus de 15 ans avec des résultats qui font désormais bien sourire les responsables de la pêche sur le secteur de l’Arroux. « Le rêve est devenue une utopie, et quand on voit ce que ça coûte ! », provoque Jean-Louis Gabriel, le président de l’Union de la gaule et des pêcheurs morvandiaux à Autun.

Il y a quelques jours, ingénieurs et techniciens du Conservatoire du saumon sauvage ont procédé à la remise à l’eau de 100 000 alevins de saumons sur le Ternin et autres ruisseaux têtes de réseau. D’ici 12 à 24 mois, ils partiront en migration jusqu’à l’Atlantique avant de procéder à leur retour sur leur lieu de croissance pour frayer. « Mais on n’a jamais vu un saumon revenir sur le Ternin », rajoute Jean-Louis Gabriel.

Et pour cause. D’une part, au niveau d’Autun un barrage à Saint-Andoche n’est guère franchissable hormis en période de crue de l’Arroux et d’autre part, la station de comptage de Gueugnon répertorie seulement 0 à 3 saumons dans sa passe à poissons depuis qu’elle existe en 2006. Exception faite de 2010 où il y en a eu 10.


Un saumon mort à Saint-Nizier en septembre


Le nombre est loin des 400 à 900 saumons comptés chaque année sur l’Allier à Vichy, où il est question d’autoriser à nouveau la pêche du saumon.


Certes le saumon est sur l’Arroux, c’est avéré. À l’automne, une femelle, d’environ 6 kg, a été retrouvée morte, avec ses œufs, près du camping de Saint-Nizier-sur-Arroux, dans La Celle, entre Gueugnon et Autun donc. Mais les conditions de son repeuplement ne sont visiblement pas réunies : « Il faudrait effectivement s’interroger sur l’amélioration des conditions de vie du saumon sur l’Arroux », confirme Patrick Martin.


Un million d’euros par an


Le plan de gestion du saumon de Loire-Allier est géré par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) à Orléans. Entre 2009 et 2012, elle a engagé 4,42 millions d’euros, un million par an sur les actions de ce plan qui concerne la Loire, l’Allier et les têtes de réseau hydrique.


Mais cela ne convainc guère le responsable de l’association de pêche autunoise. « On s’efforce de réintroduire l’ombre commun, avec les moyens que l’on peut, car nous n’avons pas de subventions pour cela». Pour Bernard Morel, président de l’association de pêche de Lucenay, à quoi sert de mettre des alevins de saumon s’ils ne reviennent pas et qu’ils prennent la nourriture au détriment de nos truites. »


Le jour où les pêcheurs pourront de nouveau taquiner le saumon dans l’Arroux ne semble pas encore arrivé.

(article Eric Dujardin)

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Pesticides interdits près de l’eau 


Marc Ezerzer, chef du service environnement de la Direction Départementale des Territoires (DDT) explique pourquoi le préfet de Saône-et-Loire, Fabien Sudry, a signé un arrêté préfectoral le 5 mars dernier interdisant l’utilisation des produits phytosanitaires sur les fossés et les organes de collecte des eaux pluviales, caniveaux, avaloirs, bouches d’égout… Une interdiction qui concerne toutes les catégories d’utilisateurs, particuliers, entreprises, collectivités et agriculteurs.

Qu’est-ce qui a conduit la préfecture à prendre cet arrêté ?


La France s’est engagée après la directive sur l’eau à tendre vers le bon état des eaux à horizon 2015. On sait qu’une partie importante des cours d’eau ne pourra pas satisfaire à cette exigence notamment à cause de la présence de produits sanitaires qui ont des taux supérieurs aux normes. La qualité des eaux est dégradée.


Quel est l’objectif ?


Avec cet arrêté, le premier du genre pour la Saône-et-Loire, le but est de réduire par tous les moyens les rapports directs vers les milieux aquatiques et en particulier vers les eaux superficielles. (Rivières, cours d’eau…). La tendance actuelle est d’avoir des trottoirs propres sans un brin d’herbe alors on traite mais une partie des produits utilisés va encore directement dans les eaux.


Quel est le territoire visé en Saône-et-Loire ?


L’ensemble du département. Sur les 175 prélèvements que l’on a pu faire, 84 % présentaient des traces de pesticides en 2011 et 42 % étaient supérieurs à la valeur maximale admissible dans les eaux.

Quelle est la situation en Bourgogne ?


Sur l’ensemble de la Bourgogne, tout le territoire est marqué. D’autres départements ont déjà pris un arrêté et en particulier le préfet de l’Yonne en juin 2011 et une quinzaine de départements en France, dans les régions de l’ouest de la France principalement.

Comment fait-on appliquer l’arrêté ?


Il va falloir changer de pratique. Au lieu d’utiliser du désherbant en toute situation, c’est accepter d’avoir de l’herbe dans un fossé par exemple. Certaines communes se sont lancées dans des programmes « Zéro phyto » avec des traitements thermiques.

Il faut s’organiser différemment, s’équiper de matériels nouveaux avec la possibilité d’obtenir des aides de l’Agence de l’eau.

Quand on fait des analyses sur des rejets de stations d’épuration urbaines, on constate qu’on trouve des désherbants dans 50 % des rejets de ces stations ce qui signifie que ces pesticides sont aussi d’origine urbaine, ce n’est pas qu’agricole.


Quelles sont les mesures concrètes qui vont être prises ?


Une information est en train d’être réalisée auprès de toutes les communes. Une petite affiche sera adressée à tous les maires pour viser le grand public. Elle sera aussi diffusée à l’ensemble des vendeurs de produits phytosanitaires, des entreprises aussi. On demandera aussi à toutes les coopératives de services de vente de l’afficher pour informer les particuliers. Au cours de la première année, faire de l’information et les contrôles auront une fin pédagogique, l’idée étant de faire passer le message.


Nous sommes en train d’anticiper car à compter du 1er janvier 2022, la vente de pesticides aux particuliers et leur usage par ces derniers seront interdits.




(article JSL) 

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Les travaux de prévention des crues de l’Arroux suivent leur cours. Prévenir les crues en amont

 

Une opération de scarification, dans le cadre de la gestion préventive des crues, a lieu actuellement dans le lit de l’Arroux, à hauteur de la rue de Brion à Étang/Arroux. Explications.

Il suffit de quelques troncs d’arbres, branches ou accumulation de sédiments pour réduire le flux d’une rivière et faire monter le niveau en période de crue. L’entretien de la rivière et ses abords est donc essentiel, voire vital. L’Arroux n’échappe pas à la règle. Le syndicat intercommunal d’étude et d’aménagement de l’Arroux, association de communes riveraines du cours d’eau, veille d’ailleurs à sa bonne santé.

Une pelleteuse dans le lit de l’Arroux

 

 

Crée en 1990 dans un souci de gestion préventive des crues, il entame actuellement, à Étang-sur-Arroux, un de ses plus gros chantiers de l’année. Depuis samedi, rue de Brion, à hauteur de la zone urbanisée très sensible aux inondations, une pelleteuse a investi le lit de la rivière. Hauteur de l’eau : seulement 30 cm ce week-end. But de la manœuvre ? Procéder à une opération de scarification d’atterrissement (voir encadré). Autrement dit, le grattage mécanique de la masse sédimentaire dans la rivière.

« À cet endroit de l’Arroux, nous rencontrons un problème récurrent d’ensablement. Des sédiments se déposent et créent des îlots qui se végétalisent au fil du temps », détaille Gérard Content, vice-président du Sineta. Résultat ? « Le courant cherche à contourner ces monticules et détériore les berges. C’est la loi de la nature. »

L’œil rivé sur la météo

À bord de l’engin lourd : Philippe Reverdiau, paysagiste à Étang-sur-Arroux. Au premier coup d’œil, le professionnel, habitué à ce type de mission, évalue à trois ou quatre jours de boulot pour tout nettoyer.

« Mon travail consiste à enlever la végétation et griffer légèrement chaque îlot », affirme-t-il. L’ensemble des végétaux est ensuite évacué par remorque tractée. Pas question pour autant de décaisser les sédiments sablonneux. « À la prochaine montée des eaux, la rivière va se charger de les charrier et les redistribuer plus loin », assure Gérard Content.

Cette opération vise à augmenter la surface hydraulique d’écoulement et réduire ainsi l’impact des crues en amont des zones urbanisées. En revanche, pas de temps à perdre pour le paysagiste qui garde un œil méfiant sur les prévisions météo : « Dans ce type d’opération, il ne faut surtout pas que l’eau monte. Sinon, je ne pourrai plus passer… ».

Véritable sentinelle du Sineta, Stéphane Clément, animateur territorial pour la protection de la ressource en eau, supervise les travaux relatifs à l’Arroux. Chaque année, le Sineta effectue deux types d’opérations : la protection des berges au printemps et la gestion des crues à l’automne. Cette gestion préventive consiste à améliorer l’écoulement. « Il faut notamment intervenir sur les arbres morts qui tombent dans le cours, explique le technicien, si on ne fait rien, ils risquent de se retrouver bloqués contre un pont. Cela peut provoquer un bouchon et avoir de graves conséquences. Car si on a aujourd’hui, en amont d’Autun, un débit de 2 à 3 m³ par seconde, en période de crue, on peut monter à 350 m³ ». Outre la grosse opération en cours à Étang-sur-Arroux, le Sineta est intervenu dernièrement à Igornay. « Nous avons enlevé des arbres morts. Reste à améliorer la section hydraulique au niveau du pont TVG bloquée par la végétation », détaille le technicien. À Cordesse, les végétaux qui encombrent le lit de la rivière seront également enlevés les jours prochains. À l’instar des arbres tombés dans le cours d’eau du côté de l’Orme, à proximité d’Autun.

La rivière est un milieu vivant. Elle transporte une charge solide qu’elle dépose et mobilise au gré des crues en créant des zones d’accumulation et des zones d’érosion. Les alluvions de tailles diverses ont tendance à s’accumuler dans les zones à faible capacité de transport des cours d’eau, quand le courant est plus lent et/ou le lit plus large ou lorsque la charge solide est supérieure à ce que la capacité de transport permet d’écouler.

(Article et Photos Jsl)

 

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 Un chantier de restauration des berges sur l’Arroux à Autun.

 

 

Philippe Gentilhomme (Onema) et Stéphane Clément (Sineta) sur le lieu du chantier. Photo Margot Flament

 

L’Arroux fait des siennes. Régulièrement, les berges souffrent des impétuosités de la rivière. Cet hiver, elle a attaqué les berges situées en contrebas de la station d’épuration d’Autun, les creusant d’au moins 2 mètres. Du coup, un chemin est menacé et le déversoir de la station d’épuration également.

Le Syndicat intercommunal d’étude et d’aménagement de l’Arroux (Sineta) a donc été mandaté pour les réparations à effectuer. L’Arroux étant d’une richesse faunistique et florale bien connue, le Sineta privilégie les solutions protégeant le milieu aquatique. Il s’est alors allié au Centre permanent d’initiative pour l’environnement (CPIE) installé à Collonge-la-Madeleine pour mener à bien ce chantier de reformation des berges.

« La technique utilisée est celle du facinage qui consiste à tresser des branches de saules entre des piquets plantés dans l’eau, puis de remettre de la terre entre la berge. La terre est fixée par un filet géotextile biodégradable en fibre de coco, et donc protégée par le tressage pour éviter qu’elle parte à la première crue », explique Stéphane Clément, technicien à la Sineta, en compagnie de Philippe Gentilhomme de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), chargé de surveiller la bonne pratique environnementale du chantier.

Un chantier les bottes dans l’eau

Les intervenants sur ce chantier sont recrutés par le CPIE dans ses ateliers-chantiers d’insertion, « un dispositif qui existe depuis 2008 et financé par le Fond social européen, le conseil général et les collectivités partenaires », explique Aurélie Delerue du CPIE.

Fabien, Georges, Cédric et Richard composent l’équipe d’agents qui, les bottes dans l’eau, tressent sur 50 mètres une palissade naturelle. Le chantier devait durer à peine deux semaines initialement. Mais avec les pluies, le niveau de l’Arroux montant, il faut attendre la décrue pour travailler. L’ajout de terre s’opérera en fin de chantier, dans 10 à 15 jours finalement.

Outre l’intervention de deux équipes au service nature et environnement, sur des actions comme l’entretien de chemins de randonnées, la réalisation de petit mobilier d’extérieur, du bûcheronnage, etc., nous aidons les agents à construire leur projet professionnel , ajoute Aurélie Delerue.

Une action sociale sur un chantier environnemental, voilà un exemple de développement durable.

(article jsl)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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